Ouvrir le rideau de la salle de classe dans laquelle on dort et voir le soleil… ça n’a l’air de rien mais après les péripéties météorologiques de la veille, il y avait là de quoi démarrer de la meilleure des façons la chouette journée à vivre. 

Sous la halle, l’orchestre et un wake up à thématique volatile (un superkotkot géant) continuaient à faire monter la température. La chaleur se faisait également sentir à l’intérieur des coeurs au cours des ateliers qui ont suivi. Certains jeunes et animateurs ont pu prier en musique, d’autres se confesser, d’autres encore échanger autour d’un texte d’Evangile en faisant appel à leurs talents…

Quelques instants plus tard, sur les quais du métro, les quais deviennent vite noir de monde. Les participants au rassemblement ont le regard tourné vers le panneau lumineux indiquant le temps d’attente avant que la prochaine rame ne rentre en station. Plus qu’une minute, et c’est une ola qui accueille des conducteurs qui ne masquent pas leur surprise. En pèlerinage vers la cathédrale de la Major, le cortège enchaîne les chants sous le regard de passants que cette foi décomplexée intrigue.

Mais tes hauts, mais tes bas…

A la messe, nous retrouvons monseigneur Ravel, qui dans son homélie propose aux jeunes un parcours en trois étapes pour avancer au large. Premièrement il s’agit d’oser l’aventure et de choisir l’ouverture sur le monde à la fermeture générée par “des écrans qui font écran”. Le pari de l’amour vient ensuite, avant enfin d’abandonner tout cela en Dieu. Vaste programme… 

A la sortie, du vent mais toujours pas de pluie! De quoi repartir pour un nouveau grand jeu, un stratégo dans plein d’endroits de Marseille. 

Un dernier grand temps sous la halle de Provence concluait l’après midi. Celui pour se dire merci, chanter la prière MEJ, celui pour recevoir l’invitation des personnages du fil rouge à repartir de ce rassemblement avec l’envie de regarder les hauts et les bas de sa vie, pour avancer au large, comme Ignace…

Partagé par le Pape François lui-même

Un message auquel Adèle, 18 ans, n’est pas restée insensible: “J’ai beaucoup aimé me balader dans Marseille et découvrir la ville, mais aussi partager avec l’équipe sur ce que voulait dire réussir dans la vie à partir de l’exemple d’Ignace”, explique-t-elle. Elle est alors sur le point de rejoindre le parc Chanot pour le spectacle joué devant les rassemblements jeunes et adultes, 8000 personnes en tout. Un peu plus loin, Félicité, jeune grenobloise, a elle aussi d’ores et déjà apprécié sa journée, un moment en particulier: “Je retiens une discussion avec l’animatrice que j’ai rencontrée au RN. C’était très fort en émotion. Il y a une atmosphère très accueillante, c’est génial”

Du rire, de la musique, des danses, du théâtre. Les talents se mélangent et la joie gagne la foule. Ignace, ses émotions, sa manière de les apprivoiser, de les repousser, de s’appuyer dessus d’une nouvelle manière… Le tout subtilement imaginé par Pascal Gauderon, prêtre jésuite, “ravi, comblé” tant par la réussite du spectacle que par les membres qui lui ont donné corps: “Notre équipe, c’était la famille ignatienne représentée” 

“J’espère que les jeunes auront été touchés à la fois par la vie d’Ignace et par son témoignage, par leur capacité de vivre l’Evangile dans la fête comme dans l’intériorité de la prière”. Un souhait de Pascal partagé par le pape François lui-même qui s’est adressé à la foule à travers une vidéo. 

C’est une prière connectée qui a conclu la journée, unis avec ceux qui n’ont pas pu nous rejoindre. Une manière d’entrer dans la fête de la Toussaint que nous célèbrerons au parc Chanot demain. D’avance bonne fête à tous et faites de beaux rêves (De notre côté, cela ne devrait pas être bien compliqué après pareille journée) !

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